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32  Monument de Jackie Robinson

Sources : Le Mémorial du Québec ; sites Internet à propos de Jackie Robinson.
Photo (RC) : Monument de Jackie Robinson

Ce monument commémore les exploits de Jackie Robinson dans l’uniforme des Royaux, au stade De Lorimier. Installé en 1987 là où était ce stade, à l’extrémité de la cour de l’école Pierre-Dupuy, il a été déménagé en 1988 à son emplacement actuel, sous prétexte qu’il n’était pas suffisamment mis en valeur dans le quartier Centre-Sud.

Ce monument en bronze est l’œuvre de Jules Lasalle (1957-…), le même qui a réalisé le monument du célèbre joueur de hockey devant l’aréna Maurice-Richard. Lasalle a également réalisé trois monuments en hommage aux artisans de l’éducation : le premier aux onze communautés des frères éducateurs (Québec) ; le second, aux femmes qui ont consacré leur vie à l’éducation depuis 1639 (Québec) ; le troisième, à Marguerite Bourgeoys à la Place du même nom (Montréal).

Jackie Robinson

Sur un site Internet consacré à Robinson, on peut lire ceci : «  De nos jours, plusieurs athlètes noirs admettent ignorer qui est Jackie Robinson mais ils feraient bien de lire son histoire, car n’eut été de lui, ces athlètes seraient restés de parfaits inconnus.  »

Robinson est en effet le premier à avoir réussi à transgresser le tabou qui interdisait aux Noirs de jouer dans le sport professionnel aux États-Unis. À la fin des années 1940, la ségrégation raciale était très répandue dans ce pays. Plusieurs hôtels, écoles, hôpitaux sont alors interdits aux Noirs.

C’est à Montréal que Jackie Robinson a fait son entrée dans le sport organisé, en 1946. Il fait alors partie des Royaux de Montréal, la filiale principale des Dodgers de Brooklyn. Grâce à lui, l’équipe remporte, cette année-là, le championnat de la Ligue Internationale. La foule montréalaise le porte en triomphe. Mais, le lendemain les photos reproduites dans les journaux états-uniens provoquent une réaction très négative. «  C’est que Jackie Robinson est un Noir, le premier à jouer dans le baseball organisé, et il est porté par une foule de Blancs. À cette époque, c’est une honte pour nos voisins du sud, sinon un affront à toute la nation américaine qui considère encore les Noirs comme des esclaves. »1 Les Québécois se feront alors traiter de «  nigger lovers ».

Robinson s’est rapidement acquis la faveur du public montréalais. «  N’eut été de ses voisins, dira plus tard sa femme Rachel, je ne sais pas comment nous aurions pu tenir le coup. »1 On ne peut en dire autant de ses coéquipiers états-uniens. Dans le vestiaire, il doit attendre que tous les autres aient fini leur toilette avant de prendre sa douche. Son entraîneur, Clay Hopper, va jusqu’à affirmer qu’il ne croit pas que les «  nègres soient vraiment des êtres humains ».

Malgré tout, Robinson tient bon. L’année suivante, il gradue dans les ligues majeures où il connaîtra tous les succès imaginables.

Jackie Robinson fut un précurseur. Plusieurs des gestes qu’il a posés ont pavé la voie au mouvement pour les droits civils aux États-Unis. Ainsi, son refus d’accepter la ségrégation a conduit les hôtels et restaurants fréquentés par les joueurs des Dodgers à abandonner la ségrégation raciale.

Jackie Robinson est décédé le 24 octobre 1972.

Activités pédagogiques

 

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1. Le mémorial du Québec. Société des éditions du Mémorial

 

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